Écrire la Bièvre
pour la continuité des imaginaires des petites rivières urbaines

La Bièvre, une petite rivière urbaine francilienne
La Bièvre est sans doute la rivière urbaine la plus connue de ces rivières méconnues. Elle prend sa source à Guyancourt, et se jette historiquement dans la Seine, au niveau de la gare d’Austerlitz, après un parcours de 35 kilomètres.
La Bièvre a subi le destin des petites rivières urbaines dès le XIIe siècle, avec les premiers moulins, qui vinrent la calibrer, jusqu’à sa couverture, achevée en 1956 à Antony, sur la moitié de son parcours. Cependant, dès les années 1960, l’association des Amis de la Vallée de la Bièvre a milité pour le classement de la Haute-Vallée à l’inventaire des sites naturels protégés. La rivière n’a donc jamais cessé d’intéresser et de susciter des débats autour de son existence.
Aujourd’hui, à travers des perspectives de réouvertures et de renaturation, la rivière ancre localement les thèmes soulevés par le changement climatique : présence de la biodiversité en ville, rôle des écosystèmes face au dérèglement climatique et l’attachement au milieu que nous habitons.

Le projet ÉCRIRE LA BIÈVRE : pour une continuité des imaginaires des petites rivières urbaines
Le projet, initié en avril 2024, se prolongera jusqu’en juin 2027. Par ma pratique artistique d’écriture à la craie dans l’espace public, je veux écrire un texte, de la source à l’embouchure, qui ne se compte pas en pages, mais en kilomètres : un texte de 35 kilomètres. J’interviens ainsi depuis août 2024 dans l’espace public pour des performances d’une journée. Le texte, écrit à l’avance, est lu par les participants. Une vidéo de ce travail est en ligne, que vous pouvez consulter ici.

Sur les communes du bassin versant, et en priorité sur les territoires concernés par le linéaire de la rivière, je propose des programmations d’événements culturels mêlant spectacle vivant participatif et ateliers créatifs collectifs, en m’appuyant sur les structures existantes, en lien avec le tissu associatif. L’imbrication d’une pratique artistique et d’une pratique de transmission cherche à établir une forme structurée de mobilisation de la population autour du sujet de l’eau.
Le versant pédagogique du projet, c’est à dire l’ensemble des ateliers et leurs rendus, aboutira en juin 2027 à la création d’un livre-manuel, qui retracera l’aventure d’ÉCRIRE LA BIÈVRE, afin que cette expérience puisse servir à d’autres territoires qui souhaiteraient mettre en place un programme d’événements artistiques et de transmission pour reconnecter les habitants à l’eau dans leur quotidien.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page dédiée en suivant ce lien.
